Gélasapolline62

Groupe stable de fidèles attachés à la forme extra-ordinaire de la Messe, secteur de Béthune-La Couture-Lestrem

Les 5 obstacles à la nouvelle évangélisation

 

« C’est de la manière de traiter la liturgie que se décide le sort de la foi et de l’Eglise » (Cardinal Ratzinger)

 

Lors de son intervention,  Mgr Schneider a énoncé les 5 éléments, (qu’il qualifie de plaies car « elles représentent une violente rupture avec le passé », «  car non prévues mais ont été introduites par la pratique d’une mode déplorable »), qui défigurent la liturgie aujourd’hui :

  

1. La célébration vers le peuple, sans crucifix au centre de l’autel (crucifix et tabernacle sont mis de façon quasi-systématique de côté dans l’église, sauf s’il y a intervention des Monuments historiques…)

Le Concile Vatican II ne mentionne pas de se tourner vers le peuple. Voici ce qu’il y est écrit à ce sujet :

22. Le gouvernement de la liturgie

Le droit de régler l’organisation de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Église ; il appartient au Siège apostolique et, selon les règles du droit, à l’évêque.

En vertu du pouvoir donné par le droit, l’organisation de la liturgie, appartient aussi, dans les limites fixées, aux diverses assemblées d’évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné.

C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef, ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.

Nous trouvons dans « l’Esprit de la Liturgie » du Cardinal Ratzinger ceci :

« La prière vers l’est a été considérée par l’ancienne Eglise comme une tradition remontant aux apôtres.(…) L’ « orientation »(oriens en latin signifie « est » ; orientation veut donc dire direction vers l’est) a plusieurs significations.(…)En dirigeant notre regard vers l’est nous le tournons d’abord vers le Christ, point de rencontre de Dieu et de l’homme.(…) Une liturgie tournée vers l’est(…) est prière d’espérance, prière sur la voie ouverte par l’incarnation, la crucifixion et la résurrection du Christ.

(…)

L’autel sur lequel est célébré le sacrifice eucharistique se trouve dans l’abside, adossé au mur oriental. De par sa position l’autel désigne l’Orient est en fait partie »(…) L’autel est pour ainsi dire une ouverture dans le ciel ;(…) il permet à la fois l’entrée de celui qui est l’Orient dans la communauté rassemblée et l’échappée de celle-ci hors de la prison de ce monde.

 

« La prière vers l’Orient est de tradition depuis l’origine du christianisme.(…) dans la prière vers l’Orient nous exprimons donc notre fidélité au don reçu dans l’incarnation et l’élan de notre marche vers le second avènement »

 

2. La communion dans la main (il a écrit un ouvrage sur ce sujet)

« Répandue pratiquement partout dans le monde, elle n’a été en aucune manière évoquée par les Père du Concile Vatican II, mais introduite par un certain nombre d’évêque en désobéissance au Saint Siège » (Mgr Schneider)

3. La disparition du latin et du chant grégorien

« La disparition du latin dans la quasi totalité des pays catholiques est une infraction directe contre les décisions de Vatican II » (Mgr Schneider):

36. La langue liturgique

1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins

2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.

3. Ces normes étant observées, il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c’est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.

4. La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l’autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci-dessus.

54. Latin et langue du pays à la messe

On pourra donner la place qui convient à la langue du pays dans les messes célébrées avec le concours du peuple, surtout pour les lectures et la « prière commune », et, selon les conditions locales, aussi dans les parties qui reviennent au peuple, conformément à l’article 36 de la présente Constitution.

On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent.

Mais si quelque part un emploi plus large de la langue du pays dans la messe semble opportun, on observera ce qui est prescrit à l’article 40 de la présente Constitution.

113. La liturgie solennelle

L’action liturgique présente une forme plus noble lorsque les offices divins sont célébrés solennellement avec chant, que les ministres sacrés y interviennent et que le peuple y participe activement.

Quant à la langue à employer, on observera les prescriptions de l’article 36 ; pour la messe, de l’article 54 ; pour les sacrements, de l’article 63 ; pour l’office divin, de l’article 101.

114. Le trésor de la musique sacrée sera conservé et cultivé avec la plus grande sollicitude. Les Scholae cantorum seront assidûment développées, surtout auprès des églises cathédrales ; cependant les évêques et les autres pasteurs d’âmes veilleront avec zèle à ce que, dans n’importe quelle action sacrée qui doit s’accomplir avec chant, toute l’assemblée des fidèles puisse assurer la participation active qui lui revient en propre, conformément aux articles 28 et 30.

115. La formation musicale

On accordera une grande importance à l’enseignement et à la pratique de la musique dans les séminaires, les noviciats de religieux des deux sexes et leurs maisons d’études, et aussi dans les autres institutions et écoles catholiques ; pour assurer cette éducation, les maîtres chargés d’enseigner la musique sacrée seront formés avec soin.

On recommande en outre d’ériger, là où c’est opportun, des instituts supérieurs de musique sacrée.

Aux musiciens et chanteurs, surtout aux enfants, on donnera aussi une authentique formation liturgique.

116. Chant grégorien et polyphonie

L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place.

Les autres genres de musique sacrée, mais surtout la polyphonie, ne sont nullement exclus de la célébration des offices divins, pourvu qu’ils s’accordent avec l’esprit de l’action liturgique, conformément à l’article 30.

118. Le chant religieux populaire

Le chant religieux populaire sera intelligemment favorisé pour que, dans les exercices pieux et sacrés, et dans les actions liturgiques elles-mêmes, conformément aux normes et aux prescriptions des rubriques, les voix des fidèles puissent se faire entendre.

120. L’orgue et les autres instruments de musique

On estimera hautement, dans l’Église latine, l’orgue à tuyaux comme l’instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l’Église et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel.

Quant aux autres instruments, selon le jugement et le consentement de l’autorité territoriale compétente, conformément aux articles 22, 36 et 40, il est permis de les admettre dans le culte divin selon qu’ils sont ou peuvent devenir adaptés à un usage sacré, qu’ils s’accordent à la dignité du temple et qu’ils favorisent véritablement l’édification des fidèles.

4.  Le nouvel offertoire

« Les prières du nouvel offertoire sont une création entièrement nouvelle et n’ont jamais été en usage dans l’Eglise » (Mgr Schneider)

« Dans la Tradition plus que millénaire des églises d’orient et d’occident, elles ont toujours été axées expressément sur le mystère du sacrifice de la Croix. » (Mgr Schneider)

« Elles sont en contradiction claire de Vatican II »(Mgr Schneider) :

23. Tradition et progrès

Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, pour chacune des parties de la liturgie qui sont à réviser, il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale. En outre, on prendra en considération aussi bien les lois générales de la structure et de l’esprit de la liturgie que l’expérience qui découle de la récente restauration liturgique et des indults accordés en divers endroits. Enfin, on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.

On veillera enfin, dans la mesure du possible, à ce qu’il n’y ait pas de notables différences rituelles entre des régions limitrophes.

5. Les fonctions de lecteur et d’acolyte, dans le choeur, sont effectués par des femmes ou par des laïcs en civil

« Cette coutume n’a jamais existée dans l’Eglise »(Mgr Schneider)

« ‘Si quelqu’un n’est pas ordonné il ne lui est pas permis de faire la lecture depuis l’ambon pendant la sainte liturgie » (Mgr Schneider citant le 2e Concile de Nicée ;787)

« En l’absence de lecteur ordonné ou d’acolytes, ce sont des garçons ou des hommes en habits liturgique qui peuvent le faire et non des femmes »(Mgr Schneider)

« Dans le Concile Vatican II il n’est nullement fait mention de la suppression des ordres mineurs et du sous-diaconat ni de l’introduction de nouveaux ministères »(Mgr Schneider)

 

 

Ainsi ces pratiques actuelles sont en contradiction avec la volonté des pères conciliaires, (des principes liturgiques du Concile Vatican II) et la tradition de l’Eglise. Dans la pratique, Benoît XVI est revenu sur les 3 premiers points. Mgr Schneider a demandé au Saint-Père à ce que la liberté soit donnée aux prêtres d’utiliser l’offertoire traditionnel dans le nouvel ordo. Selon Mgr Schneider, qui compare cette rupture dans la liturgie avec l’exil de la papauté en Avignon, la résolution de ces « 5 plaies » permettrait de rapprocher les deux formes du rite romain.

 

« En 2000 ans il n’y a jamais eu de rupture liturgique et il ne doit jamais y en avoir » précise Mgr Schneider.

 

Mgr Schneider a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de nouvelle évangélisation sans une conversion des membres de l’Eglise sur le plan liturgique. Pour favoriser un retour d’exil de la liturgie, Benoît XVI a publié le Motu Proprio Summorum Pontificum et a donné l’exemple de la communion à genoux et sur la langue.

 

Il a rappelé que seul le Pape a l’autorité d’interpréter ce Concile. Ni les fidèles, ni les prêtres, ni les évêques, qui doivent être plus modestes, ni même les conférences épiscopales n’ont l’autorité suffisante pour l’interpréter.

 

Pour entendre l’intervention de Mgr Schneider.

 

« C’est de la manière de traiter la liturgie que se décide le sort de la foi et de l’Eglise » (Cardinal Ratzinger)

 

 

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